Le boucher de Saint-Piat

L’histoire de la boucherie.

Autrefois dans toutes les fermes, on tuait le cochon pour faire une réserve de charcuterie. La profession de boucher-charcutier  s’est développée dans les villages à mesure de la disparition des petites fermes. Ce nouveau métier a permis aux habitants de disposer, à leur porte, de viande de bœuf, de mouton, de porc et aussi de charcuterie. (Texte © Philippe Geffroy)
« On consommait alors beaucoup de pot-au-feu, de mou et de cœur de veau, du porc acheté en gros morceaux que l’on salait chez soi, de l’agneau aux fêtes et, dans les classes aisées, du filet de bœuf et du faux-filet. Pour la charcuterie, il s’agissait de préparations simples comme les saucisses plates enveloppées de crépinette de porc, d’andouille et de tripes »

A Saint-Piat, avant 1895.

Dans les “dénombrements” (recensements) de 1881 à 1891, on trouve la trace de M. Lhomme Félix-Arsène, marchand-boucher installé Grande Rue (devenue ensuite rue Bourgeoise, puis rue de la République).
Ensuite,  M. Gautier, boucher-charcutier, a exercé, a priori, au même endroit . Il s’est trouvé en état de liquidation judiciaire et M. Jules Geffroy, originaire de Ouerre, localité proche de Prouais en Eure-et-Loir, a repris le fonds de commerce, en 1895.  M. Lhomme était toujours propriétaire des lieux.
Les débuts furent difficiles : la boutique, sans devanture, était mal agencée ; on lavait la panse des animaux dans la rivière glacée pour faire de la triperie . Les livraisons de viande se faisaient à jour fixe en carriole, par tous les temps.


Au premier plan on aperçoit l’ancienne boucherie ; le nom de « Geffroy » est inscrit sur le fronton de la maison. On y voit Jules Geffroy et son commis, probablement Henri Frenée.

La maison en briques en 2011, où se trouvait l’ancienne boucherie vers 1895 au n°31
La nouvelle boucherie
En 1832, la boucherie se situe
au n°50 de la rue de la République
L’ensemble de maisons  avec une cour intérieure appartenait à la famille de Jean Chrysanthème Dauvillier, charron. En 1846, son fils Jean Joseph lui succède. Il est marié à Caroline Madeleine, fille du propriétaire meunier du moulin de Dionval.

En 1866, il devient cultivateur, puis en 1876, il rejoint son fils au moulin de Dionval. Il fut maire de Saint-Piat. Après sa mort, en 1894, la propriété fut vendue.

De 1894 à 1916,Jules Geffroy ,boucher au n°31 rue de la République, construit une nouvelle maison d’habitation, ainsi que la boucherie actuelle de Saint-Piat.


Carte postale ancienne


Enseigne de boucherie au n° 50
rue de la République en 2011 (© Ph. Geffroy)

Pour en savoir plus la brochure n°6 , “Histoire de la boucherie rue de la République à Saint-Piat” est disponible à la boulangerie et sur le site