Petite introduction aux métiers du XIXéme siécle

Quelle était la vie quotidienne des Saint-piatais au 19e siècle ? De quoi vivaient ces gens ? Quels étaient les métiers des plus prisés ? Découvrez-le en plongeant dans cet univers disparu dont le village garde encore les traces dans ses édifices et noms de rues.
La Beauce est une terre agricole qui a été travaillée par l’homme dès le Néolithique. Grâce à son sous-sol qui fait de la nappe phréatique beauceronne la plus importante d’Europe, le territoire est propice à la culture, bien qu’étant l’une des régions les plus sèches de France.
Dans cette région agricole, la terre a toujours été la base de l’activité humaine. Mais d’autres métiers ont également occupé la part de population qui ne vit pas de l’agriculture ou de l’élevage : l’artisanat et le commerce de proximité. Ce dernier, majoritairement lié à la production terrienne avec la vente des céréales et du bétail, est la première activité non agricole et connaît une croissance tout au long du 19e siècle.
L’artisanat pour sa part, qui fournit aussi bien en objets de la vie quotidienne (sabots, paniers, tissus…) que ceux liés au travail (bourrelier, maréchal-ferrant…) voit son activité faiblir au fur et à mesure de l’avancée du siècle. Seules les activités en relation avec les métiers agricoles se maintiennent jusqu’à l’arrivée de la mécanisation à la fin du siècle (par exemple, la faucheuse-javeleuse se répand en Beauce à partir de 1890).
L’étude des dénombrements, réalisés à Saint-Piat à partir de 1836, couplée à celle des registres paroissiaux et d’états-civils, permet de connaître le métier exercé par chacun, d’approfondir la question par le suivi précis d’un corps de métier en établissant la lignée biographique de celui ou ceux qui l’exerçait.

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Le 19e siècle enregistre une baisse progressive du nombre de la population qui, de 871 habitants en 1836, tombe à 636 habitants en 1901. La grande majorité de ces villageois travaille la terre. Ils sont cultivateurs, vignerons ou encore journaliers, pour la plupart natifs du village.
À côté de ces métiers évidents pour un village de campagne, d’autres apparaissent dans les listes, en relation directe ou non avec la transformation des productions de la terre. Pour un village de moins de mille habitants, les statistiques mettent en évidence qu’un habitant sur sept en moyenne exerçait l’une de ces professions.

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Quels sont ces métiers ? On en compte une centaine, étalés sur ces soixante-cinq années de dénombrements, qui peuvent être classés en cinq grands groupes : métiers liés au commerce ; métiers liés à l’artisanat ; métiers liés à l’industrie locale ; métiers pouvant être qualifiés de « services » ; métiers de type administratif.

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Pour en savoir plus, la brochure n°14 , “Saint-Piat au XIXe siècle : petite introduction aux métiers” est disponible à la boulangerie et sur le site